Oraisons funèbres…

Gorbatchev a quitté ce monde. Discrètement. On lui doit la Perestroïka. Cet homme de bien a sous-estimé d’une part la haine que les USA portent à la Russie, stalinienne ou non, communiste ou pas, et d’autre part l’importance du KGB, depuis la police tsariste jusqu’au FSB d’aujourd’hui, en passant par la thchékia, le guépéou, le NKVD.
La contre-offensive ukrainienne sur Kharkov entraîne une riposte paranoïde de Putin : mobilisation de trois cent mille hommes, menaces de recourir à l’arme nucléaire, référendum d’annexion dans les territoires du Dombas. On pense à l’Anschluss. Quelle valeur accorder à un référendum organisé par une armée d’occupation ? Putin voit dans les offensives ukrainiennes la volonté occidentale de mener la guerre à la Russie. Ce n’est, en ce qui concerne les USA, qu’à moitié faux.
Et pendant ce temps, le cirque britannique culmine dans les funérailles d’Élisabeth II, auxquelles Putin n’a pas été convié. Depuis son accession à la royauté, Charles ressemble de plus en plus au vieux majordome d’un palace décati.

Lenin(as), Gruto Park, Lithuanie © Luc Mary-Rabine

Partisane soviétique, Gruto Park, Lithuanie © Luc Mary-Rabine